Les malheurs d'Ali
Les cinq voyageurs sortent du “chien qui boîte”, une taverne bien confortable dans le quartier des plaisirs de Belthaar. Ils se dirigent vers "l'auberge du perdu" qu'ils fréquentent depuis une vingtaine de jours maintenant, attendant le départ de la caravane d'Haram Baal. Plusieurs heures ont déjà passé depuis minuit, la lune est haute dans le ciel, la température est idéale. Un vent doux soulève le sable des rues.
En passant devant une ruelle, des éclats de voix :
- Jawhar : “Ah, Tazziz, Eh, Tazziz, quoi, tu m’ignores, hein ? T’as trouvé quoi cette fois dans les tombes ? Viens, petit con !"
- Tazziz : “Laissez moi aller maintenant, moins que rien !”
- J : “Quoi ! Moins que rien ? T’as quoi dans la tête ? T’as bu quoi ? Mais tu parles à qui, là ? Tiens, on se reverra chez Yadar !”
- T : “Maudit ! Rhhaaa !!”
Un homme vient d’être tué, un voleur fouille son cadavre.
- “Jahwar, Jahwar, y’a des témoins !”
- “Tuez les, je n’ai pas envie de finir dans les cachots de la garde”
Six détrousseurs maigrichons se dirigent vers les voyageurs pendant que leur chef Jahwar, un gros lard, se penche sur le cadavre de celui de ses hommes qui a osé lui manquer de respect.
Le combat est déséquilibré. Un premier assaillant tombe dans la poussière de la rue, un carreau de Diogo lui traversant l'oeil. Jahwar comprend que la situation n'est pas ce qu'elle paraissait être, et lance un couteau trouvé dans les effets de feu Tazziz sur Ali, qui hurle de douleur lorsque la lame émoussée vient rencontrer son flanc. Il se cache derrière le mur. Les cinq voleurs restant dirigent leurs attaquent vers Ergen, dont l'odeur les dérange et l'aspect est moins terrible que celle des trois autres. Choqués par la mort brutale de leur compagnon, il n'arrivent qu'à ce géner l'un l'autre, et Ergen parre avec son gourdin magique la plupart des timides attaques le ciblant.
Daruk tranche en deux un autre de ces rats d'égout, aspergeant amis & ennemis de débris humains. Les deux survivants de cette rencontre parleront de ce coup terrible bien des fois, dans les tavernes de Belthaar, lorsque la nuit et l'alcool font remonter de vieux souvenirs.
Un troisième ennemi s'écroule, sans sa tête qu'Altaïr a jetée 4 mêtres derrière, dans la rue principale. Un quatrième puis un cnquième corps s'effondre. Jahwar comprend que tout est perdu et se jette à terre en roulant sur lui même pour traverser le front uni qui s'offre devant lui, il se relève et court pour sa vie maintenant. Un solide coup de gourdin magique dans un genou lui fait comprendre qu'il n'ira pas plus loin.
Etonnament il peut partir la vie sauve, non sans avoir répondu à quelques questions et s'être déshabillé. Tazziz était plutôt docile comme sous-fifre, il viole les tombeaux qui courrent sous la ville dont les catacombes s'étendent bien au-delà des murailles.
Le lendemain, Ali est absent. Pas dans sa chambre, pas dans la salle de l'auberge. Le propriétaire des lieux l'a vu partir, bizarrement absent, sans lui accorder la moindre attention alors qu'ils se connaissent de longue date, vers la gauche.
A gauche les quatre aventuriers retrouvent Samsu-Iluna le glorieux, marchand shemite croisé à Mashkan-Shapir. Il a discuté avec Ali, qui cherchait la tombe de Xul, ou qqch de ce genre. Samsu-Iluna ne connaissait pas Xul, ni même le symbole que lui a montré le gros Turanien, qui s'est éloigné en le maudissant, prenant la direction des catacombes.
A la question "qui est Xul ?", les passants proposent aux aventuriers d'aller voir "celui qui sait", un effendi. Diogo et Daruk vont voir l'effendi, pendant que Altaïr et Ergen discutent avec les gardes des catacombes. Ces derniers sont peu locaces, encapuchonnés, cachés derrière le masque en os des prêtres de Yadar. Personne ne rentre dans les catacombes, dont il n'existe qu'une entrée, sans appartenir au royaume de Yadar, le dieu du repos éternel, mort ou vivant. Rarement le roi de Belthaar et les plus riches familles viennent rendre hommage aux disparus, mais en dehors de cela les catacombes sont closes.
Abdurrahim Muhib Efendi, "celui qui sait", est un vieux Khuranien libidineux entouré de jeunes filles de 16 ans environ, à moitié nues, qui lui servent son "qahwa" un breuvage noir et chaud accompagné de petits gâteaux. Il renseigne Daruk & Diogo pour qques pièce dont Daruk se déleste bien volontiers, en regardant partir sautillante la petite "Yaz", Yazmina, encouragée d'une petite tape sur les fesses. Elle revient rapidement, une copie du passage d'un livre à la main. Il est conté l'histoire d'Ikhtanabu Xul, un terrible sorcier que la mort a ravi, malgré ses recherches pour se soustraire au destin de tous.
Cherchant une entrée dans les catacombes, Diogo retrouve Jahwar, salement amoché et un peu amer, pour lui soutirer quelques renseignements. Le chef de gang lui conseille d'aller voir Hachem el-Atassi, ancien général de l'armée de Belthaar dont la carrière a été ruinée par une flèche dans le genou, comme cela arrive souvent aux aventuriers de tout horizon.
Tout le monde se retrouve donc devant le temple, aidant Hachem à préparer son séjour dans l'éternité contre quelques pièces. Ils apprennent ainsi que Othbanes semble être devenu assez riche dernièrement, qu'il passe quelques nuit dans le quartiers des plaisirs, et qu'il arrive à sortir sans être remarqué par Hachem qui occupe les marches à toute heure. Des familles se plaignent que des morceaux manquent à leurs morts.
Leur rencontre avec les gardes du temple, dans le passage principal, ne leur laisse aucun espoir d'une "visite guidée", concept venant de l'occident décadent.
Diogo arrive à crocheter une serrure qui donne dans la morgue, dont l'odeur incommode tout le monde. S'infiltrant dans le temple sans avoir été remarqués il fouille plusieurs pièces, trouvant notamment, dans la fournaise servant à brûler le corps des plus pauvres, une boucle d'oreille appartenant à Claire, une jeune serveuse dont la carrière a été brisée au même moment que sa nuque, à la suite d'une glissade sur une flaque de vomi dans un escalier de pierre. La colère contenue dans la boucle de Claire innonde Ergen, qui voit le corps de la jeune fille profané par le grand prêtre de Yadar, appelé Kuri Ussar, qui cache derrière son masque en or une âme noire de nécrophile. Claire crie pour la mort de Kuri Ussar, et Ergen entend ce cri.
Dans la sinistre salle d'embaumement Alatïr trouve un pied de biche, et Ergen la dalle qui est probablement soulevée avec l'instrument. C'est à ce moment que sort de ses quartiers attenants Othbanes l'embaumeur. Immobilisé par Altaïr dont les réflexes sont fulgurants et tenu en respect par Diogo qui pointe sur son oeil une dague cruelle, il avoue tirer sa richesse des catacombes, grâce à des "alliées", qui se révèlent être des goules.
A l'arrivée inattendue de deux goules, Diogo tranche la gorge de Othbanes, et tout le monde se concentre sur les deux morts vivants. Par un effort surhumain, Othbanes blesse grièvement Diogo à deux reprises, absorbant sa vitalité et sa chaleur. Malgré tout, il finira par s'effondrer sous les coups du voleur. Ergen et Daruk finissent les deux goules.
La fouille de la chambre d'Othbanes permet de trouver un journal codé, qu'Ergen essaie durant presque une heure de décoder sans succès, un parchemin repoussant le Mal, et un coffre piégé contenant les objets amenés des catacombes par les goules. Diogo est empoisonné malgré toutes les précauions prises, à la suite d'une maladresse.
Pendant la fouille, Daruk nettoie le massacre, et cache les trois corps dans le boyaux qui descend immédiatement sous la dalle soulevée par les goules. Il est fort probable que ce passage conduise aux catacombes.


